LA PECHE DE LA TRUITE AU TOC
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- La canne pourra être une «canne à fil intérieur» pour les ruisseaux boisés et les torrents de montagne ou une canne anglaise pour les rivières dégagées.
- Le moulinet sera une simple réserve de fil lorsqu'il s'agira de pêcher «sous la canne» dans le cas de petits cours d'eau ou de torrents montagnards, par contre, dans le cas d'une pêche en grande rivière, il faudra un moulinet compatible, parfois, avec des fils de 12 à 14/°°, capable de projeter assez loin un appât et de récupérer la ligne assez rapidement.
- L'épuisette : une épuisette raquette qui s'accroche à la ceinture. Mais, très souvent, il faudra sortir le poisson d'autorité, car la configuration du terrain ne permet pas toujours de l'épuiseter (berges surélevées ou encombrées).
- Les voyants (ou rigolettos) placés à bonne distance sur la ligne, permettront de suivre l'évolution de celle-ci et de visualiser les touches.
Les techniques
La pêche au «toc» peut se pratiquer dans les ruisseaux boisés, en torrents de montagne et en rivières de plaine. Elle demande une parfaite connaissance de l'eau et une capacité à déterminer où se trouve le poisson en fonction du lieu de pêche, de l'heure de pêche et de la saison. Elle exige la plus parfaite discrétion de la part du pêcheur, surtout lorsque les eaux sont claires. La prospection commencera d'abord par les poste de pêche situés le long de la berge, puis continuera par l'exploration des postes plus éloignés.
- La pêche en ruisseaux boisés. La plombée devra entraîner rapidement l'appât à la bonne profondeur de pêche, tout en ne bridant pas l'évolution de celui-ci, car un appât n'évoluant pas «librement» provoque la méfiance de la truite. La plombée doit être adaptée aux conditions de pêche. Etalée dans les endroits dégagés, réduite parfois à un seul plomb lorsque le courant est faible et la profondeur peu importante, massive pour les coins encombrés. Chacun devra donc modifier sa plombée en fonction des circonstances.
- La pêche en torrent de montagne. La difficulté majeure réside dans la force du courant qui remue l'appât dans tous les sens. Le montage devra donc être le plus fin et le plus discret possible. La plombée sera souple, constituée de petits plombs sphériques plus ou moins nombreux et étalés en fonction de la force du courant et de la profondeur du poste. Plus le courant est puissant, plus on rapproche les plombs, plus la hauteur d'eau est importante, plus on ajoute de plombs. Le moulinet sera rempli d'un 14/°°, mais en été il sera nécessaire, en raison de la limpidité des eaux, de descendre jusqu'au 12, voire, dans les cas extrêmes, ou 10 /°°.
- La pêche en grande rivière. Ici, les postes sont très nombreux. Il faut présenter à la truite un appât évoluant «librement» dans le courant. Cela signifie que l'agencement de la plombée est là aussi capitale et qu'il conviendra de la modifier en fonction des conditions. La ligne sera lancée (avec souplesse et discrétion) ¾ amont en direction du poste à prospecter, puis, canne haute et fil tenu à la main, on contrôlera la dérive de façon à faire évoluer l'esche au ras du fond. La touche est essentiellement visuelle : ralentissement ou arrêt net de la dérive, frémissement de la ligne («toc» plus ou moins appuyé, et se sont en général les plus grosses truites qui font les touches les plus discrètes) seront suivis d'un ferrage immédiat.
Montages
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